Cher Laurent,
Le souffle coupé, les jambes tremblantes, j'ai remonté les Champs Elysées, errant, le regard vide. Pour reprendre vos mots, notre entretien de lundi dernier a été un véritable 'électrochoc'.
J'ai effectivement vécu deux grandes blessures dont, jusqu'à présent, je n'arrivais pas à parler. Pour ce qui est de la blessure affective, c'est un viol que j'ai subi à l'âge de 17 ans. Quant à la blessure familiale, c'est mon père qui, lorsque j'avais dix ans m'a 'délaissée' et a cessé de s'occuper de moi.
Vous m'avez libérée de 'mes démons'. En me confrontant à moi-même, je me suis sentie pour la première fois face au mur sans pouvoir fuir, obligée d'observer celle que je suis réellement. J'ai regardé mes blessures et j'ai l'impression de guérir enfin.
Comme une révélation, vos constats et conseils m'ont apporté une paix intérieure que j'ai longtemps cherchée. Mes échecs sentimentaux – bien que je sois jeune – m'ont profondément affectée, tellement empreints de violence et de domination.
Jamais je n'ai eu le courage de confier quoi que ce soit à une personne de mon entourage, croyant que seule, j'arriverais à l'accepter, un jour... Belle erreur. J'avais besoin que quelqu'un lise en moi comme vous l'avez fait et me démontre que mes doutes et mes peurs ne sont plus fondés.
Plus que la peur de me 'tromper quant à un choix professionnel', c'était la peur de perpétuer les mêmes souffrances qui me préoccupait.
Du plus profond de mon cœur, je vous remercie de m'avoir aidée. Croyez-moi, c'est un moment qui restera essentiel dans ma vie. Je ne trouve pas les mots pour vous décrire ce qu'il s'est exactement passé en moi mais je me sens soulagée d'un immense poids.
Grâce à vous je vais continuer mon chemin, sereine et libérée.
Continuez de guérir les 'âmes' blessées...
Aurélie


